Texte : Laurence Klopp

Illustrations : Diane Jodes

Maison d’édition : Kremart Éditions

Parution : 2017

Nombre de pages : 96

Je remercie Babelio et les éditions Kremart pour l’envoi de ce recueil lors de la dernière opération Masse Critique.

 

Présentation de l’éditeur

Brèves [re]trouvailles est un recueil de cinq nouvelles. La moins brève narre la rencontre entre Jeannot, laveur de vitres incapable de mettre pied à terre, et Léonie, morte incapable de monter au ciel.

Lorsque j’ai reçu ce recueil de nouvelles, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. La courte présentation de l’éditeur, l’étrange couverture et le titre m’avaient incitée à le choisir parmi la sélection proposée par Babelio, avec l’envie de découvrir ce qui se cachait entre les pages.

L’objet-livre m’a ravi. Le nom des auteure et illustratrice ainsi qu’une partie de l’illustration de couverture apparaissent en surimpression brillante. Les pages épaisses, les polices d’écriture et la mise en page mêlant harmonieusement textes et illustrations en font un livre vraiment charmant.   

Le recueil est composé de nouvelles plus ou moins longues : À la recherche de la disparue, Le laveur de vitres, Rencontre printanière, L’inconnue qui ne voulait pas s’en aller et L’espoir meurt en dernier.

Après la lecture de la première nouvelle, je suis restée un peu perplexe, ne sachant pas vraiment où tout cela me menait… Une histoire qui se déroule en 2169, des graines de pissenlit qui se retrouvent dans un pot… Trois pages, succinct, pas réellement le temps de rentrer dedans. Je n’ai donc pas, à ce moment-là, particulièrement accroché. Pour autant, l’écriture, légère, très agréable, et les illustrations de Diane Jodes que j’avais pris soin de regarder lors du premier feuilletage du livre, ont piqué ma curiosité, comme une invite à poursuivre. J’ai bien fait !

Laurence Klopp manie la langue avec subtilité, mêle les genres, crée des situations de vie décalées et loufoques, dont le fil rouge est celui de la Rencontre. Les personnages, dont on ne sait parfois presque rien, sont touchants, participent de la sensation de déjà-vu particulièrement plaisante pour le lecteur. Comme il est doux de se laisser aller dans cet univers tendre et poétique…

Jeannot avait toujours eu un faible pour ces gens sur lesquels on se retourne pour vérifier qu’ils étaient vraiment tels qu’on avait cru les apercevoir : pas particulièrement beaux, pas particulièrement laids, simplement différents. Ces gens dont on surprenait parfois le sourire dans le reflet d’une vitrine et qui vous font vous retourner et chercher le même étonnement dans le regard des autres passants, comme pour se rassurer. Hélas, souvent en vain ! Plus qu’à oublier cette petite gêne momentanée et à poursuivre son chemin. L’image restait elle sauvegardée dans notre mémoire. Et un jour, on se la remémorait et on regrettait de ne pas avoir remercié le destin et son obstination à mettre sur notre chemin des êtres titillant notre imagination.

Les images, éclectiques et drôles, semblent être en perpétuel mouvement, envahissent parfois la page et nous transportent vers une sorte d’ailleurs atemporel. Je vous laisse en découvrir quelques-unes que j’adore…

Un brin de folie,

des dialogues croustillants,

une belle matière à reflexion

nous font voyager de surprises en surprises…

Une très jolie découverte !

 

 

Brèves [re]trouvailles de Laurence Klopp et Diane Jodes
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