Brume d’Ange : Nos totems ennemis de Laetitia Arnould

Auteure : Laetitia Arnould

Illustrateur : Thierry Nicolson

Maison d’édition : Max Lansdalls Éditions

Collection : Élixir de légendes

Parution : Mai 2017

Nombre de pages : 296

ROMAN

FANTASTIQUE – AVENTURE – LÉGENDES

Présentation de l’éditeur

« Brume d’Ange… Un phénomène météorologique ?

Une croyance séculaire ? Non, seulement mon prénom.
Vous trouvez cela étrange ? Si vous saviez, ce n’est pas la seule chose étrange dans mon existence !
Car, depuis quelques jours, adieu ma vie d’adolescente ordinaire, et bonjour les légendes amérindiennes, les totems et les loups blancs… »

C’est le grand bouleversement pour la jeune Brume d’Ange Deforest. Du jour au lendemain, elle doit partir très loin de Sherbrooke, de son père et de ses amis, à cause d’un terrible chef amérindien : Waka Sica. Celui-ci veut mettre la main sur son Attribut, un pouvoir inné qui permet à Brume de troquer des destinées.
Au cœur de l’Idaho Panhandle, elle va devoir apprendre à maîtriser cet Attribut, à faire confiance aux membres de son clan, et aussi à se protéger des mystérieux pouvoirs de la tribu adverse.

Mais qu’en est-il du troublant Darren et de l’énigmatique Waban que sa nouvelle vie va mettre sur sa route ? À qui pourra-t-elle se fier ? Amis ou ennemis ?

J’ai été conquise par l’histoire de Brume, adolescente de quinze ans hors du commun, obligée de quitter le Québec suite à un mystérieux événement conduisant à la révélation aussi soudaine qu’inéluctable d’un secret. Secret gardé par ses parents dans le but de la protéger. Elle rejoint alors sa mère dans le village des Pattes-Blanches, situé dans le comté de Shoshone. Là où elle, lui dit-on, sera le plus en sécurité.

Dans un cadre magique et époustouflant de beauté, Brume s’épanouit en même temps qu’elle se retrouve rapidement tiraillée entre la rivalité ancestrale opposant deux tribus amérindiennes ennemies, l’amour qu’elle porte à sa famille et ses nouveaux amis. Elle devra y affronter des épreuves, des préjugés, et agir dans l’ombre parfois. Cet Attribut dont elle est dotée depuis sa naissance la préserve autant qu’il l’expose – elle et son clan – à mille dangers potentiels.

La narratrice de l’histoire n’est autre que Brume. Le récit en je permet donc de la suivre pas à pas, mettant au jour ses illusions et ses désillusions, ses doutes et ses espoirs. On la voit évoluer, grandir, prendre des initiatives dont elle n’aurait jamais imaginé être l’auteure dans son autre vie, au Québec.

Laetitia Arnould offre à ses lecteurs une histoire riche et subtile d’affrontement entre deux mondes ainsi qu’un récit initiatique et une ode à l’amitié. La nature, si chère aux peuples amérindiens, fait pleinement partie de l’intrigue. Elle y apparaît à la fois sauvage, sublime, dangereuse et protectrice. À l’image des personnages. L’écriture nous fait vibrer, ressentir la magie inhérente aux lieux dont les descriptions enchanteresses contrastent avec ce qui se joue – une véritable lutte pour la survie –  dans ce roman fantastique.  

Étrangement, j’ai trouvé cette lecture de Brume d’Ange très apaisante. Peut-être est-ce dû à ces instants contemplatifs qui parsèment le récit ?       

Réalisée par Thierry Nicolson, la couverture aux couleurs quasi surnaturelles reflète parfaitement la majestuosité des lieux, la détermination de Brume et les forces antagonistes à l’œuvre dans le texte de Laetitia Arnould. Les cheveux noirs de Brume flottent au vent, dessinant une ligne entre un aigle noir et un loup blanc. Séparation ou trait d’union ? Répulsion ou attirance ?

Excellente nouvelle, une suite est prévue ! 

Je l’ai suivie des yeux… Elle a repris son chemin en fredonnant un air doux et joyeux. Au même instant, j’ai eu l’impression d’entendre des dizaines de voix qui l’accompagnaient.

Brume d’Ange – Nos totems ennemis, p. 74

Le temps.

Le temps.

Le temps… J’étais obnubilée par le temps. J’étais hantée par sa ronde infinie, envoûtée par cette insaisissable notion qui organisait nos vies. Les minutes, les heures, les journées et les nuits ; toutes se succédaient à une vitesse folle.

Et moi je rêvais de pouvoir arrêter le temps… Surtout la nuit.

Pourquoi n’avais-je donc pas hérité d’un Attribut qui permettait de se jouer de l’espace-temps, de le stopper, de le bousculer ou de le modeler selon ses envies ?

Brume d’Ange – Nos totems ennemis, p. 197

J’ai grimpé sur le dos de Vent de Poussières et Darren a fait de même en se hissant sur Empreinte Sacrée, sa jument, après s’être assuré que j’étais bien installée. Nos montures se sont mises en chemin et Jonak nous a suivis. J’ai jeté un coup d’œil à la maison, espérant apercevoir le visage rassurant de ma mère avant de partir pour une destination inconnue.

Brume d’Ange – Nos totems ennemis, p. 241

À propos des mini-chroniques

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