La Jeune Fille au Corbeau de Cécile Guillot et Mina M.

Auteure : Cécile Guillot

Illustratrice : Mina M.

Maison d’édition : Éditions du Miroir aux Troubles

Parution : Décembre 2015

Nombre de pages : 88

ROMAN JEUNESSE

CONTE – FANTASTIQUE – GOTHIQUE

À partir de 9 ans

ADAPTÉ AUX LECTEURS DYSLEXIQUES

 

 

Présentation de l’éditeur

Frances est une jeune fille solitaire qui n’a qu’un corbeau comme ami.
Elle possède le don mystérieux de prédire l’avenir, mais cela effraie beaucoup trop ses parents. Un jour, ils décident donc de l’envoyer dans un pensionnat très loin de Londres. Quand elle arrive sur les lieux, un vieux manoir perdu dans la forêt, elle s’aperçoit rapidement que quelque chose ne va pas… Elle apprend alors que des élèves ont disparu, des filles comme elle, des filles différentes.

La Jeune Fille Au Corbeau raconte l’histoire dune étonnante jeune fille, dotée d’une belle sensibilité et d’une curiosité insatiable, qui se retrouve au cœur d’une affaire suscitant le trouble et la fascination.

Alors que son père lui a vanté l’excellence et les mérites de sa nouvelle école pour justifier l’éloignement familial, Frances en connaît la véritable raison : sa dérangeante étrangeté. Celle qui terrifie sa famille. Celle qui la suit partout, comme son ombre. Le corbeau de la jeune fille – Dark Wings – ne semble pas s’en formaliser puisque, lui aussi, la suivra jusqu’à ce pensionnat au cœur de la forêt abandonnée. Pensionnat dans lequel évoluent d’inquiétants personnages féminins.

Dès lors qu’elle apprend les disparitions d’autres élèves, la nouvelle pensionnaire ne sait plus à qui se fier. Qui des autres jeunes filles, de la directrice ou de Miss Lenore a le comportement le moins étrange ? Car toutes semblent jouer un jeu. Les pistes sont brouillées, les apparences trompeuses. Heureusement que Dark Wings est là…

Un corbeau ? Miss Lenore ? Comment ne pas y voir un clin d’œil de l’auteure au célèbre et très beau poème d’Edgar Allan Poe : The Raven – Le Corbeau

Le roman emprunte aux contes de nombreux codes et thèmes, à commencer par la situation familiale de Frances qui s’apparente à celle d’une orpheline. Elle doit en effet apprendre à apprivoiser, à vivre avec le sentiment d’abandon qui l’habite. L’imaginaire des enfants a de quoi fonctionner à plein régime ! Car il faut combler l’absence, le vide, d’une manière ou d’une autre. Le décor et l’ambiance gothiques, le motif du double que l’on retrouve sous différentes formes dans le roman participent pleinement du voyage intérieur de Frances et de son envol. 

J’ai retrouvé avec plaisir la plume douce et poétique de Cécile Guillot, ses mots nous vont droit au cœur. Les illustrations en noir et blanc de Mina M. magnifient le texte, lui confèrent une touche d’atemporalité supplémentaire. Les deux univers se conjuguent à merveille pour façonner une histoire touchante et profonde.

En tant qu’enseignante et maman , je ne peux qu’être sensible à l’histoire et à la belle ligne éditoriale des Éditions du Miroir Aux Troubles :

La dyslexie est un trouble d’apprentissage de la lecture. Un enfant sur dix serait concerné. Elsa, la fille de Laurence Dufour, la Présidente du Miroir aux Troubles, est dyslexique. Jusqu’à 2014, elle lisait peu ; elle n’aimait pas. Laurence a donc décidé de créer un livre numérique adapté (police de caractère spécifique, espacements doublés), illustré de mangas, pour lui insuffler l’envie…
C’est ainsi que sont nées les Editions du Miroir aux Troubles. De fil en aiguille, des ouvrages imprimés sont venus compléter le catalogue de cette société dédiée à la dyslexie.
Des albums pour les 3-6 ans, 6-8 ans, des romans pour les 9-16 ans, un livret pédagogique. Et bientôt des romans pour jeunes adultes et adultes.
Le Miroir aux Troubles n’a de cesse d’aider les « dys » à lire… et à rêver.

(Source : la page facebook de la maison d’édition)

 

La pluie battante tambourine contre le plafond de la diligence. Je regarde par la petite vitre, l’eau qui coule en trombes forme un rideau opaque qui m’empêche de voir le paysage. Nous voyageons depuis si longtemps que nous devons être très loin de Londres.

La Jeune Fille Au Corbeau, p. 5

– À aucun moment vous n’avez senti l’air frais du dehors ? je demande pour confirmer mon hypothèse.

– Non. De cela nous sommes sûres. En chemise de nuit, nous aurions été gelées.

– Alors, c’est ici que tout se passe. L’histoire des loups errants dans la forêt n’est sans doute qu’un moyen de garder les pensionnaires à l’intérieur des murs et d’éviter toute fugue.

La Jeune Fille Au Corbeau, p. 47

Les sorcières sont en haut de la tour, prisonnières de la lumière lunaire.

La Jeune Fille Au Corbeau, p. 66

 

À propos des mini-chroniques

 

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