La pelote d’épingles de Cécile G. Cortes

Autrice : Cécile G. Cortes

Couverture : Cécile Guillot

Maison d’édition : Éditions du Chat Noir

Collection : Féline

Parution : février 2015

Nombre de pages : 276

Format : 21 x 2,2 x 14,5 cm

ROMAN * COMÉDIE ROMANTIQUE

FANTASY * FANTASTIQUE

Présentation de l’éditeur

De nos jours, l’existence des marraines fées est bien connue. L’une d’entre elles, Violette, est missionnée à Paris pour réunir deux tourtereaux : un chanteur pour midinettes et une couturière sans le sou. Mais sur place, rien ne se déroule comme prévu : les prétendants ne se calculent même pas ! Pire, le jeune homme craque pour les charmes de la fée qui doit pour la première fois gérer un problème de taille, pour lequel elle est parfaitement incompétente et inexpérimentée : ses propres émotions.

 

La pelote d’épingles est une romance acidulée aux accents rock qui met un bon coup de pied au joyeux petit monde des fées, princes charmants et innocentes princesses.

En lisant le synopsis, je dois avouer que j’étais un peu sceptique. Si j’ai acheté le roman, c’est pour deux raisons : je n’ai jamais été déçue par les publications des Éditions du Chat Noir et j’ai été séduite par la superbe couverture signée Cécile Guillot.

Ce roman est une véritable bulle d’oxygène, doublée d’un concentré de vitamines (et qui, donc, devrait être remboursé par la Sécurité sociale). J’ai passé un excellent moment de lecture en compagnie d’une fée-fleur entremetteuse étonnante, d’une certaine Perle aux intentions douteuses, d’une muse aussi belle que délurée (évidemment, c’est une muse 😁 !), et de personnages drôles (ou pas), déjantés (ou pas), amoureux (ou pas), musiciens (ou pas). En somme, un microcosme des plus pétillants !

Élisabeth, seconde d’atelier chez Vittalio, ne vit que pour la couture. Lorsque Violette, bien décidée à lui faire connaître le Grand Amour, commence à s’immiscer dans sa vie et – par conséquent – celle de Sevan, le prétendant choisi par les Nébuleuses, elle n’imagine pas qu’elle se trouve à l’aube du Grand Tournant de sa vie. Professionnelle ? Personnelle ? Les deux ? Je ne vous le dirai pas 😄

L’écriture fluide enchante et ravit. Les chapitres courts, les rebondissements – nombreux – donnent un rythme joyeusement fou au roman. Sans compter cette pelote d’épingles qui n’en fait qu’à sa tête… Quelle charmante trouvaille !

Dans La pelote d’épingles, il est question, entre autres, de déchéance – triste réalité féerique -, et pourtant, du prologue à l’épilogue, on a l’impression d’être chez soi, dans son home (comme diraient les fées). Il ne manque plus qu’un bon nectar à déguster. Avec un regard tendre et amusé, Cécile G. Cortes rafraîchit et revitalise le Monde des Fées. De façon magistrale !

Un roman très bien écrit, savoureux et plein d’humour. Ça fait du bien !

Profitez-en, la version brochée est en promotion, au petit prix de 10 euros,

sur le site des Éditions du Chat Noir.

Violette apparut à deux pas des Halles, au croisement entre les rues Berger et Lescot. Elle se matérialisa en agitant ses ailes parme. Elle replaça son corset pourpre puis secoua ses cheveux mauves, qu’elle noua ensuite en un chignon bas. Ses paupières maquillées de poudre prune papillonnèrent sur ses iris améthyste.

Les humains qui assistèrent à son arrivée ralentirent ; certains s’arrêtèrent, oublieux du rendez-vous qui les attendait.

La pelote d’épingles, p. 9

Les muses n’avaient rien à voir avec la féérie et ses Cours. Ces créatures possédaient leurs propres enchantements, leurs propres objectifs et leurs propres lois. En toute indépendance. Leur communauté prenait racine au cœur d’anciennes croyances humaines populaires et tenait du divin, ce qui rendait les muses puissantes dans ce monde. Même les Hauts Fays évitaient de contrarier une muse. 

La pelote d’épingles, p. 95

– Quel prix as-tu payé en échange ?

– Aucun…

– Aucun ?

– Les humains qui m’ont aidé ne m’ont rien demandé en échange.

– C’est étrange. Ce n’est pas dans leur nature. Es-tu certaine qu’ils ne te prennent pas quelque chose d’essentiel, sans même que tu t’en rendes compte ?

La pelote d’épingles, p. 151

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *